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Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5

Livres

Laëtitia ou la fin des hommes

Laëtitia ou la fin des hommes

Ivan Jablonka/ 364 JAB

«Mon pari est que, pour comprendre un fait divers en tant qu'objet d'histoire, il faut se tourner vers la société, la famille, l'enfant, la condition des femmes, la culture de masse.» p.347
En effet, «Laëtitia» est une véritable enquête, pas un roman. Enquête sociologique, historique menée par l'auteur, universitaire, ayant déjà écrit sur la condition de l'enfance maltraitée.
Laëtitia, c'est Laëtitia Perrais, jeune apprentie du Pornic, placée en famille d'accueil avec sa s?ur jumelle Jessica, enlevée près de chez elle, avant d'être poignardée, étranglée, démembrée par Tony Meilhon en janvier 2011.
L'affaire est lourde mais prend une autre ampleur quand elle est exploitée par le Président Sarkozy. Elle fait descendre les magistrats, mis en cause collectivement, dans la rue: c'est rare. Le drame devient encore plus sordide quand le père d'accueil est arrêté pour viol.
Yvan Jablonka parvient à analyser tous les aspects de cette affaire avec précision et de nous y intéresser (les 370 pages se dévorent). Cet universitaire procède avec méthode (références nombreuses aux textes législatifs) mais il y mêle des rencontres avec les principaux témoins de la vie toute simple de Laëtitia. Il raconte son enquête comme Emmanuel Carrère dans "L'adversaire" (Affaire Romand).
Un livre dur étant donné le sujet mais qui a réussi à me captiver. C'est sérieux mais très humain. Il rend hommage à Laëtitia et à tous ces enfants placés et victimes des adultes.
Un bémol toutefois : le style qui est plutôt insipide.

le 07 janvier, 2017 par vincent

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Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5

DVD

Les Nouveaux sauvages

Les Nouveaux sauvages

Damián Szifron / DVD SZI CDR

Les nouveaux sauvages est un film argentino-espagnol écrit, monté et réalisé par Damián Szifrón.
6 sketches plus déjantés les uns que les autres.
Les personnages bien souvent stressés, dépressifs vont se retrouver dans des situations où ils vont complètement perdre les pédales et même y trouver un certain plaisir.
Une queue de poisson sur la route, les méandres de l'administration, l'adultère ou bien les méfaits du passés et BOUM c'est la petite goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Fou rire assuré.

le 07 janvier, 2017 par Thierry

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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

Livres

Comme une respiration

Comme une respiration

Jean Teulé / N TEU C

Ceux qui connaissent et apprécient l'oeuvre de Jean Teulé risquent d'être perplexes, voire déçus à la lecture de ce livre.
On est pas du tout dans le même registre que le magasin des suicides ou Héloïse Ouille...

Ici on a une quarantaine de petites histoires, toutes vraies nous dit l'auteur.
Il a rencontré des gens comme vous et moi un peu partout et leur a demandé "racontez moi un truc plus ou moins grave qui vous est arrivé où à la fin on respire, on dit "OUF !"
Il a voulu faire différent de tout ce qu'il a fait avant et à ce titre c'est plutôt réussi.

Du coup il y a de tout : des choses loufoques, poétiques, étonnantes, émouvantes, légères ou drôles... et parfois des choses insipides et sans réel intérêt aussi me semble-t-il.
Des petites tranches de vie qui résonnent en nous ou pas, selon le vécu de chacun j'imagine.
J'ai particulièrement aimé Gilles à la plage et Gare st Lazare qui m'ont vraiment bluffé par leur précision.

le 06 janvier, 2017 par chacha

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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

Livres

La vengeance des mères

La vengeance des mères

Jim Fergus / R FER M T2

"La vengeance des mères" est la suite de "Mille femmes blanches" (disponible à la médiathèque L'Albatros, ndlr).
Dans le premier tome, Jim Fergus bâtit une fiction à partir d'un fait réel: la rencontre en 1875 entre le chef Cheyenne Little Wolf et le président Grant.
Little Wolf aurait demandé 1000 femmes blanches pour épouser des indiens en échange de 1000 chevaux.
Début 1875, un premier convoi d'une vingtaine de volontaires, jeunes et aptes à procréer, est recruté dans les asiles et les prisons.
A travers le journal de l'une d'elles, May Dodd, on suit leur installation, leur mariage, la naissance de leurs enfants jusqu'au massacre, en plein hiver, par l'armée américaine.
Dans le deuxième tome, les premiers et derniers chapitres se passent en 1926 et font intervenir les descendants de ces couple mixtes. Le corps du livre se situe en 1876 et il est formé en alternance de deux journaux intimes: celui de Molly qui est arrivée avec un nouveau convoi de FBI (Femme Blanche pour les Indiens) et celui de Meggie, une rescapée du massacre.
On a alors le regard croisé sur les événements et les personnages, entre celles qui doivent s'adapter au plus vite et celles qui ne pensent qu'à se venger.
J'avais beaucoup aimé le premier tome, une belle fresque romanesque où, pour une première fois, on défend les indiens et leur civilisation et où on montre une armée américaine sans pitié.
Ces deux tomes sont un beau plaidoyer pour la défense des indiens. Dans le premier, on découvre leur respect de la nature, le rôle des costumes et des peintures de guerre, les ravages causés par l'alcool, les luttes sanglantes entre tribus.
Dans le deuxième tome, on s'attarde davantage sur les rites funéraires, la politique du gouvernement américain pour obliger les indiens à vivre dans les réserves indiennes, la nécessité de s'unir entre tribus pour se révolter et la participation active des femmes à la guerre contre l'armée.
Des personnages historiques: Little Wolf, Crazy Horse, Sitting Bull et une jeune femme Pretty Nose côtoient des personnages fictifs improbables: une Lady anglaise venue retrouver son amante,sa servante, une danseuse de french cancan...
Peut-être suis-je devenue moins sensible au côté romanesque de cette histoire? Les intrigues sentimentales prennent trop de place à mon goût à moins que ce ne soit dû à la structure de ces romans faits de journaux intimes féminins.

le 05 janvier, 2017 par margot

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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

CD

By any beats necessary

By any beats necessary

Wax Tailor

Meutri par les événements qui ont touché la France ces deux dernières années, Jean-Christophe Le Saoût alias Wax Tailor signe son 5ème album. Histoire de faire passer des émotions par la musique, pas d'autre alternative pour lui pour redonner à notre monde actuel un peu d'espoir.
Laissons place à l'imagination. A la manière de « In the mood for life » précédemment commenté en 2009, tout droit sorti de l'esprit de
« Wong Kar Waï », « By any beats necessary » fait référence au discours de Malcom X. Un album conceptuel de plus, c'est-à-dire un voyage de plus dans son monde, plus américain pour le cas.
Et ce n'est pas une critique !

le 05 janvier, 2017 par Christine

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