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Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5

DVD

Deutschland 83

Deutschland 83

Anna et Jörg Winger/ DVD WIN THR 1

Série qui prouve que les allemands sont capables de faire largement aussi bien que les américains (Homeland) israéliens (Hatufim), français (le Bureau des Légendes) dans le genre espionnage et policier.
Cette histoire qui nous remémore les évènements pré-chute-du-mur de Berlin dans le contexte du projet «guerre des étoiles» de Ronald Reagan et installation de nouveaux missiles Pershing en Allemagne de l'Ouest. RFA et RDA s'affrontent et la tension monte au moment où les forces de l'Otan décident sous la houlette des Etats-Unis de faire une démonstration de force avec l'organisation de grandes man?uvres incluant la simulation du lancement d'ogives nucléaires! Face à un certain Iouri Andropov, paranoïaque comme jamais et bien décidé à tirer le premier.
L'une des principales qualités de cette série allemande est d'échapper à tout manichéisme. Il n'y a pas de bons occidentaux et de méchants soviétiques et vice-versa. La RDA échappe aussi à la caricature. Certes, on manque de beaucoup de choses, à commencer par le vrai café, mais on peut aussi y vivre normalement et même agréablement. A défaut de la liberté d'expression, les murs sont libres. En fait, le réalisateur, qui est allemand, a une certaine tendresse pour ses compatriotes, de quelque côté du rideau de fer qu'ils vivent.
C'est dans ces circonstances que l'inexpérimenté et jeune espion Moritz Stamm est envoyé à l'Ouest par les services secrets est-allemands et se retrouve ainsi pris au piège entre idéologie et morale personnelle.
De grands moments d'espionnage, de maladresses, de situations ubuesques (quand la Stasi découvre la première disquette) et dramatiques (l'irruption du Sida dans la société), le scénario comporte des incohérences et des faiblesses mais l'ensemble tient la route et rappelle beaucoup des films tels que «Goodbye Lenin!» de Wolgang Becker ou «La vie des Autres» de Von Donnersmarck.
Point d'orgue de la série une super bande son des années 80 qui baigne l'ensemble avec David Bowie, Eurythmics, Phil Collins, et la chanson "99 Luftballons" de Nena emblématique de cette période.

le 28 juillet, 2016 par manekineko

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Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5

DVD

Le fils de Saul

Le fils de Saul

Lazlo Nemes/ DVD NEM DRA

Saul fait partie des Sonderkommandos, des prisonniers juifs vigoureux qui avaient pour charge de récupérer les vêtements et bijoux des juifs qui partaient à la chambre à gaz, d'entasser les corps livrés à la crémation de masse et d'en disperser les cendres. Ils étaient eux-mêmes éliminés au bout de quelques mois et remplacés par d'autres.
Il croit reconnaître le corps de son fils dans un enfant agonisant et il décide de lui épargner la crémation en lui donnant un enterrement selon le rite israëlite.
Commence alors sa quête pour trouver un rabbin alors que ses compagnons d'infortune fomentent une rebellion.

Le réalisateur emploie une méthode de tournage qui consiste en un gros plan permanent sur l'acteur et qu'il soit face à nous et qu'on le suive de dos, le spectateur est en lui, cherche avec lui, déambule avec lui, est lui.

Pour recréer cette situation invraisemblable des camps de la mort, le cinéaste démarre son film par des images floues, comme si cette réalité sortait d'une irréalité, comme un monde virtuel. Il explique qu'il a voulu montrer que ces pauvres hères étaient capables d'éxécuter ces tâches inimaginables parce qu'on les avait rendus déshumanisés et qu'en fait ils ne voyaient plus rien, ne ressentaient plus rien ne vivaient plus en quelque sorte. D'ailleurs Saul le dit, c'est pire que la mort, notre situation.

Et c'est donc paradoxalement le fait de voir le cadavre d'un enfant qui va lui rendre cette parcelle d'humanité qui lui restait et à partir de ce moment là on commence à distinguer plus nettement, des visages, des formes humaines.

Les voix hurlantes des bourreaux nazis, cette machine inconcevable de destruction systématique, cette négation de la vie, tout cela nous est montré dans un décor confiné, sombre bien-sûr, irréel.

Un film qui pourrait être un documentaire tant il est réaliste, à garder en mémoire comme un témoignage pour nous et les générations futures que l'horreur a existé et qu'elle pourrait ressurgir n'importe quand.

le 26 juillet, 2016 par daphne

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Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5

DVD

A peine j'ouvre les yeux

A peine j'ouvre les yeux

Leyla Bouzid/ DVD BOU CDR

Eté 2010: émancipation d'une jeune fille tunisienne rebelle alors que l'état policier vit ses derniers mois: promesses de printemps.

Film émouvant qui, à travers la réalité politique et sociale, met en scène des relations mère/fille, père/fille, infiniment complexes.
Une fille au tempérament frondeur voire risqué, qui a soif de liberté et qui est en conflit avec sa mère qui a un peu oublié les envies de sa propre jeunesse.
Education autoritaire, machisme que doit affronter Leïla, violences policières: c'est la peinture de la société tunisienne prisonnière de ses interdits.
Et un dernier personnage: la musique, très présente, mélange de tradition et de rock, annonciatrice d'un renouveau!

le 22 juillet, 2016 par papéré

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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

DVD

Joy

Joy

David O'Russel/ DVD RUS BIO

David O'Russel s'offre un casting de stars pour nous délivrer l'histoire d'une star aux Etats-Unis: celle de Joy Mangano, l'inventrice du balai auto-essorant, le «Magic Pop». Il nous dresse le portrait de sa famille dysfonctionnelle sur quatre décennies. Les difficultés bien sûr jalonnent la vie de ses membres hauts en couleur. Et puis un jour, la persévérance finit par porter ses fruits: Joy est promulguée présentatrice d'un télé achat et va par la suite déposer une centaine de brevets pour des produits de ménage!
Nous assistons pour le moins à une «success story» à l'américaine, dont la productrice n'est autre que Joy Mangano. Le réalisateur utilise les grosses ficelles du cinéma, mais le moment reste agréable grâce à la performance de Jennifer Lawrence.

le 19 juillet, 2016 par Christine

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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

DVD

La vie très privée de Monsieur Sim

La vie très privée de Monsieur Sim

Michel Leclerc/ DVD LEC CDR

La vie très privée de Monsieur Sim (Sim comme la carte...!!!!) est une comédie dépressive française, réalisée par Michel Leclerc, d'après l'oeuvre éponyme de Jonathan Coe.

C'est l'histoire d'un quinquagénaire, très bien interprété par Jean-Pierre Bacri, qui est dépressif mais néanmoins joyeux et optimiste. Il cherche désespérément à qui parler car tout le monde l'a quitté.
Il ne s'aime pas mais il a besoin qu'on l'aime alors il s'accroche! C'est le pauvre gars pas méchant mais qui est passé à côté de tout et qui a tout perdu: sa femme, son travail, il est maudit, il est à côté de la plaque...
Un beau jour il se décide à accepter un nouveau job, celui de VRP, VRP en brosses à dents écologiques! (La brosse à dents qui va révolutionner l'hygiène bucco-dentaire).
Il espère ainsi prendre un nouveau départ et retrouver la santé et le moral.
Il part donc sur les routes, il est heureux dans sa belle voiture commerciale avec son GPS qui lui tient compagnie, il avance, il faut avancer dans la vie! Mais la solitude se fait pesante et l'état de notre VRP va s'aggraver. Il décide alors de comprendre les choses, de couper les amarres et de retrouver ses racines.

Pour ce rôle tragi comique, Jean-Pierre Bacri était effectivement l'homme idéal, il est parfait, mais ce road Movie reste pour moi en demi-teinte.
Est ce dû au fait qu'il ait fallu beaucoup de temps pour passer du ringard très lourd au paumé attachant?
Est ce dû aussi à une certaine confusion qui s'impose vers la fin du film? (à force d'ouvrir trop de pistes (ses souvenirs, l'histoire du navigateur...)
Quant à certains gags ils sont aussi un peu trop caricaturaux à mon goût.

le 16 juillet, 2016 par k.rol

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