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Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5

Livres

La Nuit se lève

La Nuit se lève

Elisabeth Quin / B LIT QUI

L'excellente journaliste qui anime l'émission « 28 minutes » sur ARTE risque de perdre la vue suite à un glaucome.
Elle nous raconte son évolution depuis une dizaine d'années, ses visites chez différents spécialistes dont certains incompétents et inhumains. Elle relate avec souvent humour et autodérision, sagesse et dignité son combat contre la maladie et ses conséquences dramatiques, surtout dans son métier. « Vous n'avez jamais vu d'éclipse totale de soleil ? Zyeutez mes champs visuels, c'est la même chose, et pas besoin de lunettes protectrices ! » (p 139).
Elle nous fait bien ressentir, avec toutes les sensations, la perte qu'elle subit mais surtout la joie de sentir encore les bonheurs de la vie, même si elle devenait aveugle. Elle s'interroge sur l'avenir de son couple même si le soutien de son compagnon semble indéfectible. « A moi les visions intérieures illimitées, et ta main gracieuse, François, pour m'aider à traverser, si besoin est. » (p 141)
Sa culture étendue fait référence à de nombreux artistes de la littérature, de la musique, de la peinture et du cinéma. Elle établit des liens entre « un monde poubelle et un oeil-poubelle »
Son écriture vive, percutante donne des détails concrets, notamment les effets secondaires des traitements sur la pilosité ; dans des paragraphes relativement courts, elle dépasse son cas personnel et analyse surtout la cécité en général: ses causes, les remèdes, les liens entre le corps et l'esprit. Elle essaie de « traquer le sens caché de la maladie ». « Voir de moins en moins bien, mais, par décantation, apprendre à revenir à l'essentiel, l'amour ».(p 133) ;
« Écrire sur la maladie est une lutte contre la honte, le déni et la peur »

le 21 mai, 2019 par nisou

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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

DVD

Le Grand Bain

Le Grand Bain

Gilles LELLOUCHE / DVD LEL CDR

C'est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marius, Simon, Laurent, Thierry et les autres s'entraînent sous l'autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie car c'est une belle bande de paumés que Gilles Lellouche nous présente, une bande de dépressifs un peu à l'ouest et plus que l'histoire globale c'est leur histoire individuelle qui pour moi fait le film.

Le jeu des acteurs est juste, le film est plaisant à regarder, drôle et touchant. Le seul bémol selon moi est la fin. Le "happy end" n'était pas obligatoire et fait perdre au film une certaine profondeur.

le 21 mai, 2019 par loroleï

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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

Livres

Toute la vérité

Toute la vérité

Karen CLEVELAND/ R CLE T

Vivian Miller a une vie "presque" parfaite : un travail prenant comme analyste du contre renseignement à la CIA, une vie de famille "presque" comblée avec 4 enfants et un mari "presque" idéal qui s'en occupe très bien. Mais un jour tout bascule.

En enquêtant sur des agents "dormants" russes (agents volontairement inactifs dont un des objectifs est de couvrir des agents infiltrés sans se faire repérer), Vivian Miller tombe sur une photo qui compromet son mari, Matt. Celui-ci ne nie pas qu'il est en effet un agent dormant au service de la Russie, dont il est originaire. Ce sont dix ans de vie commune qui sont complètement remis en cause. Vivian peut-elle dénoncer son mari, au détriment d'un amour sincère et d'une vie de famille comblée ? C'est le moteur de ce livre.
De flashbacks en questionnements, Vivian Miller va tenter de ne pas trop suivre son instinct, mais plutôt de raisonner comme un agent du contre-renseignement, en prenant des décisions, parfois à ses risques et périls. D?ailleurs, l'auteur, Karen Cleveland maîtrise plutôt pas mal l'art du suspens et le décrit très bien au travers de son héroïne Vivian. Celle-ci est en effet amenée à agir contre son gré, à la merci du chantage russe.

Si "Toute la vérité" est un livre divertissant, plutôt dynamique dans le ton, l'intrigue, et dans lequel on est vite pris par le suspens, celui-ci retombe comme un soufflet. Cousu de fil blanc, il devient juste un livre d'action qu'on oublie très vite. Quel dommage d'ailleurs puisque Karen Cleveland a réellement travaillé plusieurs années comme analyste à la C.I.A. On aurait donc aimé une histoire plus étayée, des détails davantage documentés et une lecture qui va crescendo au lieu de s'essouffler. Alors évidemment, "Toute la vérité" se lit facilement et de manière plutôt agréable mais l'ensemble reste trop superficiel. Finalement on a un peu le sentiment d'avoir perdu son temps !
La fadeur s'empare d'un sujet passionnant, qui au delà du contre-renseignement attire aussi l'attention sur la trahison, le mensonge, le déni et le fait d?avoir dans son entourage proche des personnes que l'on ne connaît peut-être pas aussi bien qu'on le pense !

le 18 mai, 2019 par Léti

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Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5

DVD

Sharp Objects

Sharp Objects

Marti NOXON et Jean-Marc VALLEE / DVD NOX THR

Camille Preaker (Amy Adams), journaliste au St Louis Chronicle est envoyée en reportage dans sa ville natale de Wind Gap, un trou perdu made in USA. Camille va devoir faire face à ses vieux démons et à son alcoolisme afin de réunir des informations sur le meurtre de deux jeunes filles. Glaçant !
Littéralement "sur ma peau"... ce film est inspiré du roman de Gillian Flynn.
Huit épisodes se succèdent dans une ambiance lourde et pesante. Les amateurs de lecture s'y retrouveront tant la mise en scène insiste sur les détails. Une fin époustouflante.

le 18 mai, 2019 par Tchonico

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Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5

DVD

Girl

Girl

Lukas DHONT / DVD DHO DRA

Lara est une adolescente de 15 ans qui se jette dans le travail pour devenir danseuse classique. On découvre vite qu'en fait elle est née garçon et pour devenir une femme, quoi de plus représentatif de la féminité que la danse classique avec ses mouvements tout en grâce.

A force d'hormones, de subterfuges pour masquer ses attributs féminins sous un tutu serré, Lara se glisse dans la peau d'une femme. Très secondée par son père, très à l'écoute, elle n'a plus qu'une étape à franchir et non des moindres, la chirurgie. Remarquable performance d'acteur de Victor Polster qui eut pour ce rôle le prix d'interprétation masculine au festival de Cannes dans la sélection un certain regard, sorte de festival parallèle à celui de Cannes.
Son double jeu est bluffant et ses silences et expressions corporelles entretiennent le doute que l'on peut avoir à réaliser si il est ou elle est.
Cet adolescent est danseur au royal ballet d'Anvers. Il a assisté à maintes réunions avec des transgenres pour s'imprégner de leurs expériences quotidiennes.
Les mouvements trans ont jugé que le film s'attachait trop à l'aspect physique du personnage. Personnellement je trouve que cette étude soutenue sur le côté corporelle de la métamorphose suffit à elle-même à justifier le côté psychologique que doit affronter le personnage, ne serait-ce que dans les souffrances extrêmes qu'inflige la discipline de la danse classique. Un très beau film qui donne à réfléchir sur le regard des autres

le 17 mai, 2019 par daphne

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