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Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5

DVD

Babylon Berlin

Babylon Berlin

Tom TYKWER / DVD TYK POL 1

« Babylon Berlin » est une série allemande de Tom Tywer (« Le Parfum », « Sense 8 »), sortie en 2017 et actuellement en production, au budget le plus colossal de l'histoire des séries allemandes avec ses 40 millions d'euros.
Vous pourrez vous perdre dans cette intrigue politico policière plutôt noueuse, car oui, le scénario est diffus et confus. L'adaptation d'une saga de romans nous emmène dans une double histoire : La recherche de films pornographiques compromettants pour le père du héros d'une part, et l'arrivée d'un train de marchandises douteux en provenance d'Union Soviétique.
Mais que cela ne vous empêche pas d'apprécier à sa juste valeur :
- L'esthétisme de par l'époustouflante photographie et le soin apporté à la reconstitution des décors (des amateurs de « Peaky Blinders » ?)
- La BO et ses partitions musicales maîtrisées
- Le jeu des acteurs
Cette série explore avec brio la ville de Berlin sous la République de Weimar, celle des années folles, de la débauche et de la violence entre communistes, factions réactionnaires et forces de l'ordre. Et il nous rappelle également la misère des allemands après la défaite de 14-18 et la place des femmes à la fin des années 20.
Alors prenez sans tarder RDV avec l'Histoire.

le 12 juillet, 2019 par Christine

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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

Livres

De l'amour et autres démons

De l'amour et autres démons

Gabriel Garcia Marquez / R GAR D

En 1949, lors de fouilles au couvent de Santa Clara, est exhumé ce qu'il reste de la jeune Sierva Maria de Todos Los Angeles, dont sa chevelure, de 22,11 centimètres, qui n'a cessé de pousser. C'est l'histoire de cette fille du marquis de Casalduero, qui est racontée dans De l'amour et autres démons, au destin singulier, dans un contexte de traite des esclaves, à Carthagène des Indes, au milieu du XVIIIe siècle.

La jeune Sierva Maria est la fille du Marquis de Casalduero et de Bernarda Cabrera, tous deux menant une vie de débauche. Ils remettent donc l'éducation de leur fille aux mains des esclaves, avec lesquels, elle apprendra les dialectes mandingue, congo, yaruba. Mordue par un chien qui effraie le quartier du port, de couleur cendre, portant une lune blanche au front, Sierva Maria ne présente aucun signe de rage. Pourtant, suite à une réaction fiévreuse due aux morsures incurables, elle est enfermée au couvent Santa Maria, pour se faire exorciser. Entre croyance populaire et religieuse, il est très dur de vivre à cette époque, dans un contexte d'inquisition forte, quand on est une fille de douze ans qui s'exprime essentiellement par idiomatisme et par crise violente, sa seule défense, perçus comme hérétiques ! Il s'agit en fait de la traduction d'un effroi ! Son exorciste, Don Cayetano Delaura comprend vite qu'elle n'est ni enragée, ni possédée par le démon et en tombe passionnément amoureux.

Aujourd'hui, cela serait évidemment considéré comme une relation pédophile, qui plus est, avec un homme d'église, mais au XVIIIe, douze ans est un âge nubile ! Alors évidemment, l'écriture de Gabriel Garcia Marquez n'est pas critiquable, tant le "réalisme magique" si propre à l'auteur opère toujours. Et quel récit riche, précis, d'une immense culture. Mais malheureusement, rentrer dans cette oeuvre a été très laborieux. Ecriture et récit d'une autre époque, manque de repères historiques ont eu, hélas, raison d'un enthousiasme vite tari à l'idée de me plonger dans la lecture d'un si grand écrivain. Toutefois, "De l'amour et autres démons" présente un intérêt historique, culturel et littéraire immense, mais l'étrangeté de cette lecture n'est pas si convaincante que cela. Et sans doute aussi est-il, en 2019, devenu difficile de lire des romans de certains grands auteurs, quand nous sommes tellement habitués à des lectures actuelles, au rythme parfois plus sec ou rapide mais avec lesquelles nous évoluons dans nos goûts et notre temps!

le 11 juillet, 2019 par Léti

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Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5

Livres

Tieta d'Agreste

Tieta d'Agreste

Jorge Amado

Il ne faut pas se décourager devant ce pavé de 700 pages mais plutôt se fier au sous-titre donné par l'auteur :"Tieta , gardienne de chèvres ou le retour de la fille prodigue , mélodramatique feuilleton en cinq épisodes sensationnels et un surprenant épilogue : émotion et suspense ."
Agreste se situe dans le Nord-Est brésilien , région très pauvre mais aux plages paradisiaques .
Tiéta , diminutif d'Antonieta , soit-disant veuve d'un riche homme d'affaire revient au village après 20 ans d'absence accompagnée d'une soit-disant belle-fille .
Ces deux belles femmes vont bouleverser la vie des villageois . La générosité de Tiéta est sans limite . Elle n'est avare ni de son argent , ni de son temps , ni de ses relations politiques, ni de son corps .Chacun , au village , espère l'utiliser pour parvenir à son Eldorado .
Chaque chapitre , très court , est introduit par une phrase , certaines sont drôles :"De la chemise de nuit , de la robe de nuit , du pot à eau et de la prière" (p 131). D'autres annoncent une réflexion de l'auteur sur le récit qu'il est en train d'écrire :" temps mort où l'auteur , ce finassier , explique sa position opportuniste "(p 145) .
Dans ce feuilleton , à travers des personnages hauts en couleur et des situations cocasses , l'auteur dénonce l'hypocrisie qui règne au Brésil dans une société patriarcale dominée par l'Eglise , où les hommes ont tous les droits et où les femmes sont soit des saintes soit des putes .
Il dénonces aussi les manoeuvres des politiciens qui, en voulant installer une usine polluante , saccagent cette belle région .
Un roman un peu long à lire mais plein d'humour et de poésie . Il est aussi un hymne à la liberté , à la vie et à la beauté : celle des paysages , celle des femmes .

le 10 juillet, 2019 par margot

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Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5

DVD

Pupille

Pupille

Jeanne HERRY / DVD HER CDR

"Pupille " est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans et Théo 3 mois.
Alice se bat depuis 10 ans pour avoir un enfant, quant à Théo, il a été remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance.
Ce film très bien documenté nous emporte dans un monde assez méconnu que Jeanne Herry va dévoiler grâce à sa caméra qui filme tous les temps forts, depuis l'accouchement sous X, jusqu'à l'adoption.
Ce sont les services de l'aide sociale à l'enfance et le service d'adoption qui vont prendre en charge le nourrisson et lui trouver une famille d'accueil. Pendant les deux premiers mois le temps est suspendu et la mère devra confirmer ou pas son choix qui sera définitif. Commence alors l'étude des dossiers et la lourde responsabilité de trouver de bons parents à cet enfant et non de donner à tout prix un enfant à des parents.
Le film "pupille" traite d'un sujet délicat avec beaucoup d'intelligence de sensibilité et de vérité .
La réalisatrice a su donner du rythme à son film avec notamment quelques flashbacks, elle a su aussi choisir ses acteurs .
C'est un film chorale où tous les acteurs incarnent avec justesse leur personnage. Élodie Bouchez et Gilles Lellouche sont particulièrement bouleversants sans oublier le nourrisson et tous les rôles secondaires.
On apprend beaucoup sur le travail des agents de la protection de l'enfance et de l'adoption et de leur implication dans ce long processus. Tout est mis en oeuvre pour le bien être de l'enfant.
C'est un très joli film, émouvant et bienveillant.

le 10 juillet, 2019 par k.rol

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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

Livres

"Ce pays que tu ne connais pas"

François Ruffin /AVC 320.94 RUF

François RUFFIN : "Ce pays que tu ne connais pas"
François RUFFIN et Emmanuel MACRON ont fait leurs études dans le même lycée d'Amiens mais le député de la Somme "La France Insoumise" et le président de la république ont peu de points communs.
Le journaliste et député, porte-parole des « gens contre l'argent » s'adresse à E. Macron qui ne connaît pas la « France d'en bas », celle des « gilets jaunes ».
Il retrace les différentes étapes de celui qui a conquis le pouvoir, non pas tout seul, comme il se plaît souvent à le dire, mais avec l'aide de ceux qui détiennent l'argent, le pouvoir, les relations, etc. Avec des chiffres à l'appui, des interviews, des anecdotes, il dénonce avec précision, vivacité, dans un style proche parfois du pamphlet, l'imbrication des pouvoirs de l'argent, de la politique et des médias : « Vous êtes le fruit d'une ségrégation sociale, hors du peuple, loin du peuple, et maintenant contre le peuple."
Le journaliste tient des propos cohérents avec sa pensée politique mais parfois redondants, avec une vision un peu trop réductrice ou généralisante. N'y aurait-il pas moyen de dépasser la simple lutte des classes pour envisager une politique moins sectaire, plus nuancée ?


le 09 juillet, 2019 par nisou

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