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Note de 2/5Note de 2/5

Livres

Meutre en Abyssinie

Meutre en Abyssinie

Julie Birmant et Clément Oubrerie

1930 : la romancière, Renée Stone, l'aventurier Alfred Theziger et l'archéologue épigraphiste John Malowan sont conviés au sacre d'Haïlé Sélassié Ier, dernier empereur d'Abyssinie, l'actuelle Éthiopie. Ensemble, ils vont vivre une aventure faite de tablette mystérieuse, de meurtres qui vont les emmener jusqu'en Irak

Soit la maîtrise des codes de la bande dessinée échappe aux lecteurs qui ne sont pas experts du genre, soit cette histoire est quelque peu ratée. En effet, le premier tome de cette aventure ne nous a pas du tout convaincus !
Si critiquer une bande dessinée est extrêmement difficile tant ce genre demande un travail particulièrement complexe entre l'intrigue et l'illustration et la valeur ajoutée de l'un par rapport à l'autre, il n'en reste pas moins que la séduction n'a pas opéré !

Le trait est nerveux et semble accentuer le rythme de ces personnages toujours en mouvement, ce qui est plutôt bien senti. Mais la personnalité de ce trio de choc dans un triangle amoureux n'a rien de très attirant et leur visage ne le sont pas davantage. Impossible d'en faire des héros et encore moins des anti héros car ils ne sont pas réussis. Par ailleurs, chacun d'eux est très vite installé dans cette histoire rocambolesque et nous n'en retenons donc qu'une caricature : la romancière maniérée et capricieuse, l'archéologue brillant mais étourdi et l'aventurier, censé être le séducteur sans beaucoup d'intérêt.
On peut toujours comparer à Indiana Jones, Tintin ou Agatha Christie, cela n'en a ni le charme, ni la saveur et encore moins l?inspiration !

Bref ! l'ensemble reste assez superficiel dans la mesure où l'on rentre beaucoup trop vite dans le rythme d?une aventure sans jamais en saisir le motif réel. Par ailleurs il faut avouer que la confusion de certains personnages n'a pas aidé à apprécier "Meurtre en Abyssinie" et à se mettre dedans. Pour conclure, les tons tangerine et sépia ne suffisent pas à planter le décor, quand le reste est creux !

le 28 février, 2019 par Léti

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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

Livres

Economix: la premiere histoire de l'économie en BD

Economix: la premiere histoire de l'économie en BD

Michael Goodwin / BD GOO E

Au travers de la bande dessinée Economix, son auteur Michael Goodwin a souhaité mettre les sciences économiques à la portée de tous. En 344 pages, et sur un ton humoristique, il résume l'histoire de l'économie mondiale, définit les grands principes économiques et présente les différents courants de pensée des grands économistes.

J'ai trouvé cette bande dessinée très intéressante avec toutefois 2 bémols.
Tout d'abord, elle m'a semblé trop centrée sur les Etats Unis, le reste du monde n'étant traité que de manière marginale.
D'autre part, à vouloir concentrer autant de données en aussi peu de pages, je l'ai trouvé trop dense avec des notions abordées de manière trop lapidaires.
Economix est une bonne entrée en matière d'économie, certainement à compléter avec d'autres ouvrages pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet.

le 27 février, 2019 par Aud41

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Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5

Livres

La papeterie Tsubaki

La papeterie Tsubaki

Ito Ogawa / R OGA P

Voici un roman délicieusement désuet. Dans le Japon actuel, qu'on imagine ultra-connecté, Hakito , 25 ans , est écrivain public et calligraphie les lettres que lui demandent ceux qui peinent à trouver les mots pour exprimer leurs sentiments.
Après le rituel d'accueil, dans sa papeterie, chaque client expose son souhait.
Certaines demandes sont surprenantes : lettres d'amour, de rupture, de refus de prêt et même une lettre qui devrait venir de l'au delà.
Hakito nous explique chacun de ses choix : écriture verticale ou horizontale, choix du papier, de l'enveloppe, du timbre, de la plume ou du stylo, de l'encre, des différents styles de calligraphies.Tout a une signification très précise. On peut alors lire chacune des lettres avec, en face, la traduction calligraphiée en japonais.

J'avoue ne pas avoir compris les différences entre les calligraphies kanji , hiragana ou katakana ni avoir su apprécier les pages en japonais.
Cependant, j'ai aimé la façon dont Hakito prend son temps pour écouter, trouver les mots et le ton justes et comment elle réussit à s'oublier pour le bonheur de ceux qui viennent frapper à sa porte.

le 26 février, 2019 par margot

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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

DVD

La fête des mères

https://youtu.be/_Ph51CypNig

Marie-Castille MENTION-SCHAAR / DVD MEN CDR

5ème long métrage de Marie-Castille Mention-Schaar, elle brode dans celui-ci, une comédie patchwork sur l'art d'être mère et les relations mère-enfants adultes. Elle a réuni une brochette de stars dans ce portrait choral de la maternité dont Audrey Fleurot en présidente de la république, laquelle n'a pas de nourrice à temps complet !!!!!! passe des nuits blanches et change les couches de son fils l'obligeant à interrompre le conseil des ministres! Peu crédible !
Olivia Côte (Nathalie) quant à elle, est une spécialiste de l'histoire de l'art travaillant sur le regard porté par les artistes sur la maternité et le statut de mère. Elle m'a appris que celle qui a inventé la fête des mères n'a elle, jamais enfanté et était fort fâchée que cette fête soit devenue un moment commercial. Elle fait un beau numéro rageur contre l'injonction à enfanter.
Si le jeu des actrices et des acteurs est excellent, le film par lui-même est décousu. Il reste néanmoins un bel hommage au métier de maman, avec quelques moments d'émotions. J'ai beaucoup aimé, Noémie Merlant, jolie fleuriste, fraiche et émouvante. Ce n'est malgré tout pas un film qui me laissera un souvenir impérissable.

le 23 février, 2019 par Bulle53

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Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5

Livres

Moi en double

Moi en double

NAVIE et d'Audrey LAINE / BDR MAD M 2018

Navie est une jeune femme pulpeuse, coquette, joyeuse ; elle a un enfant, son compagnon l'aime ; son travail de chroniqueuse, scénariste, lui plaît. Obèse, elle semble accepter son poids, son « double », jusqu'à ce qu'un événement lui fasse prendre conscience du danger qu'elle court : elle a failli laisser son petit garçon se noyer dans la piscine pour ne pas avoir couru assez vite ! Elle a d'abord menti pour fuir cette « obésité morbide » due à l'hyperphagie.
Ce fut ensuite un long combat pour lutter contre son « double ». Avec beaucoup de sincérité, l'auteur raconte les difficultés physiques, psychologiques de sa transformation.
C'est un témoignage touchant, douloureux (p100-101), non dénué d'humour parfois, pour montrer surtout comment être soi, rester soi quand on tue son double (p 110-111).
Bien plus qu'une lutte contre les kilos, c'est un bouleversement profond, une quête d'identité difficile à vivre, pour apprendre à ne plus se battre contre soi mais pour soi.

Les dessins d'Audrey Lainé sont très réussis, expressifs : toutes les « nuances de gris », des pointes de rouge expriment les émotions indicibles. L'absence de vignettes, de cadres, le mouvement des lignes, des courbes, le contraste des couleurs, donnent une impression de rythme, de violence et de liberté, en rapport avec les sentiments exprimés ou non.

le 22 février, 2019 par nisou

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