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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

Livres

Marquée à vie

Marquée à vie

Emelie Schepp / R SCH M

"Marquée à vie " est le premier volume d'une trilogie dont l'héroïne est Jana Berzelius, une jeune procureure.
Quand un haut responsable de l'immigration est tué par balle , on commence par soupçonner sa femme qui accumule les mensonges mais derrière une façade de respectabilité on découvre un sinistre personnage.
On découvre aussi que le meurtrier est un jeune garçon retrouvé mort sur la plage avec "Thanatos" gravé sur la nuque.

Un chapitre sur trois possède une graphie différente et est consacré à l'histoire d'une petite fille de 7 ans, arrivée dans un container avec ses parents. Tous les adultes sont tués et les enfants sont emmenés pour être dressés à survivre et à tuer .
Jana qui possède aussi une marque sur la nuque fait de cette enquête une affaire personnelle en prenant bien des libertés avec la légalité.
Si le cadre de ce roman est un port de la baltique, il pourrait se situer dans n'importe quel port accueillant des migrants où des gens sans scrupules obligent des femmes à "accorder leurs faveurs " ou maltraitent les enfants.
Les moyens décrits pour dresser les enfants font froid dans le dos et nous rappellent ces enfants soldats dans les pays en guerre.

Le véritable suspense dans ce thriller réside dans la façon dont l'héroïne va retrouver tous les protagonistes de son passé , comment elle va se faire manipuler mais aussi les neutraliser sauf un ... suite au tome 2 pour lequel je donne la note 5/5 parce qu'on ne quitte pas le livre avant d'avoir tourné la dernière page.

le 23 mai, 2019 par margot

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Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5

Livres

En retrait du monde - Je suis un hikikimori

En retrait du monde - Je suis un hikikimori

Andréas SAADA/ AVC TEM 362.88 SAA

Les hikikimoris sont ces japonais qui vivent en repli du monde, incapable de sortir, en restant principalement dans leur chambre, pendant des mois, voire des années. C'est en partant de ce phénomène que Sophie Vouteau, éditrice et ici journaliste est parti à la rencontre d'Andreas, hikkimori parisien de 28 ans.

C'est un témoignage vraiment poignant et très bien écrit que nous offre Andras Saada avec l'accompagnement de l'auteur, attachée de presse et éditrice Sophie Vouteau. Le jeune parisien, promis à un avenir certes un peu bancal mais sans histoire, se livre avec des mots juste sur son état physique et moral. Après des missions de serveur, conseiller dans les grands magasins Andreas découvre sa vocation et tente de passer le concours d'une école de joailler. Essuyant un premier échec, il retente le concours qu'il réussit, mais ne trouve pas d'entreprise pour l'accueillir dans son apprentissage. Si la cause est beaucoup plus profonde et liée à plusieurs facteurs difficilement décelables, que ces désillusions presque triviales, il n'en reste pas moins que le découragement a sûrement ajouté aux angoisses de ce jeune Andreas.
En rentrant dans le vif de ces peurs effrayantes et d'une description oppressante, Andreas Saada nous ouvre les portes de son intimité. Nous vivons avec lui ce qui se passe précisément physiquement et psychologiquement quand il est en proie à des angoisses violentes, handicapantes et qui sont vécues comme des épreuves douloureuses.
Nous sentons bien qu'il cherche à se sortir de son état ni vraiment neurasthénique, ni vraiment dépressif ou léthargique, car cela va au delà. D'ailleurs, il distingue la volonté d'entreprendre ou de sortir et la capacité réelle à pouvoir affronter le monde :
Volonté et capacité : cette nuance deviendrait la ligne de démarcation entre deux époques, deux histoires, deux vies ?

Il est évident que ce témoignage parfois oppressant ne laisse pas indifférent. Il pourrait vite devenir une référence ou une porte d'entrée très intéressante à ce sujet qui interroge sur notre société et notre capacité à nous y intégrer, à nous y confronter ou non...

le 22 mai, 2019 par Léti

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Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5Note de 5/5

Livres

La Nuit se lève

La Nuit se lève

Elisabeth Quin / B LIT QUI

L'excellente journaliste qui anime l'émission « 28 minutes » sur ARTE risque de perdre la vue suite à un glaucome.
Elle nous raconte son évolution depuis une dizaine d'années, ses visites chez différents spécialistes dont certains incompétents et inhumains. Elle relate avec souvent humour et autodérision, sagesse et dignité son combat contre la maladie et ses conséquences dramatiques, surtout dans son métier. « Vous n'avez jamais vu d'éclipse totale de soleil ? Zyeutez mes champs visuels, c'est la même chose, et pas besoin de lunettes protectrices ! » (p 139).
Elle nous fait bien ressentir, avec toutes les sensations, la perte qu'elle subit mais surtout la joie de sentir encore les bonheurs de la vie, même si elle devenait aveugle. Elle s'interroge sur l'avenir de son couple même si le soutien de son compagnon semble indéfectible. « A moi les visions intérieures illimitées, et ta main gracieuse, François, pour m'aider à traverser, si besoin est. » (p 141)
Sa culture étendue fait référence à de nombreux artistes de la littérature, de la musique, de la peinture et du cinéma. Elle établit des liens entre « un monde poubelle et un oeil-poubelle »
Son écriture vive, percutante donne des détails concrets, notamment les effets secondaires des traitements sur la pilosité ; dans des paragraphes relativement courts, elle dépasse son cas personnel et analyse surtout la cécité en général: ses causes, les remèdes, les liens entre le corps et l'esprit. Elle essaie de « traquer le sens caché de la maladie ». « Voir de moins en moins bien, mais, par décantation, apprendre à revenir à l'essentiel, l'amour ».(p 133) ;
« Écrire sur la maladie est une lutte contre la honte, le déni et la peur »

le 21 mai, 2019 par nisou

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Note de 3/5Note de 3/5Note de 3/5

Livres

Toute la vérité

Toute la vérité

Karen CLEVELAND/ R CLE T

Vivian Miller a une vie "presque" parfaite : un travail prenant comme analyste du contre renseignement à la CIA, une vie de famille "presque" comblée avec 4 enfants et un mari "presque" idéal qui s'en occupe très bien. Mais un jour tout bascule.

En enquêtant sur des agents "dormants" russes (agents volontairement inactifs dont un des objectifs est de couvrir des agents infiltrés sans se faire repérer), Vivian Miller tombe sur une photo qui compromet son mari, Matt. Celui-ci ne nie pas qu'il est en effet un agent dormant au service de la Russie, dont il est originaire. Ce sont dix ans de vie commune qui sont complètement remis en cause. Vivian peut-elle dénoncer son mari, au détriment d'un amour sincère et d'une vie de famille comblée ? C'est le moteur de ce livre.
De flashbacks en questionnements, Vivian Miller va tenter de ne pas trop suivre son instinct, mais plutôt de raisonner comme un agent du contre-renseignement, en prenant des décisions, parfois à ses risques et périls. D?ailleurs, l'auteur, Karen Cleveland maîtrise plutôt pas mal l'art du suspens et le décrit très bien au travers de son héroïne Vivian. Celle-ci est en effet amenée à agir contre son gré, à la merci du chantage russe.

Si "Toute la vérité" est un livre divertissant, plutôt dynamique dans le ton, l'intrigue, et dans lequel on est vite pris par le suspens, celui-ci retombe comme un soufflet. Cousu de fil blanc, il devient juste un livre d'action qu'on oublie très vite. Quel dommage d'ailleurs puisque Karen Cleveland a réellement travaillé plusieurs années comme analyste à la C.I.A. On aurait donc aimé une histoire plus étayée, des détails davantage documentés et une lecture qui va crescendo au lieu de s'essouffler. Alors évidemment, "Toute la vérité" se lit facilement et de manière plutôt agréable mais l'ensemble reste trop superficiel. Finalement on a un peu le sentiment d'avoir perdu son temps !
La fadeur s'empare d'un sujet passionnant, qui au delà du contre-renseignement attire aussi l'attention sur la trahison, le mensonge, le déni et le fait d?avoir dans son entourage proche des personnes que l'on ne connaît peut-être pas aussi bien qu'on le pense !

le 18 mai, 2019 par Léti

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Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5Note de 4/5

Livres

Comment tout peut s'effondrer/ AVC 304 SER

Comment tout peut s'effondrer/ AVC 304 SER

Pablo SERVIGNE/ AVC 304 SER

La collapsologie est l'étude de l'effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder. C'est ce constat de multiplication des crises que viennent dresser Pablo Servigne (ingénieur agronome, docteur en biologie, spécialiste des questions d?effondrement, de transition, d?agroécologie et des mécanismes de l?entraide) et Raphaël Stevens (éco-conseiller et expert en résilience des systèmes socioécologiques).
A l'instar des experts de l'ONU qui viennent de rendre un rapport accablant sur la disparition de la biodiversité et la menace qui pèse sur le futur de l'humanité, cet essai publié en 2015 nous alerte sur le risque d'effondrement de la société actuelle.
Leur exposé extrêmement argumenté pose tout d'abord les données chiffrées avant d'expliquer les indices qui tendent à envisager cet effondrement.
Un portait bien sombre de l'avenir qui pousse à s'interroger et à remettre en question notre mode de vie et de consommation.
A compléter, pour une vision globale, par leur second ouvrage : Une autre fin du monde est possible - Vivre l'effondrement et ne pas seulement y survivre.

le 17 mai, 2019 par Aud41

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