Page

 
 

Au coeur du conflit

 

Centenaire 14-18 > Au coeur du conflit >

Au coeur du conflit




Une présence australienne

Les premières troupes Australiennes et Néo-Zélandaises arrivent en France en mars et avril 1916. Elles font leurs premières armes sur le front de l'ouest à Armentières. Dès leur arrivée, elles tiennent les tranchées du secteur d'Armentières alors appelé « la nursery ». C'est là qu'ils apprennent l'utilisation d'armes nouvelles (guerre des mines, gaz, …). Dans ce secteur réputé calme, à la fin de juin, 600 hommes sont tués, victimes de snipers, de bombardements ou lors de raids lancés sur le secteur.

C'est à cette période que le soldat William Alexander Jackson du 17e bataillon gagne la 1ère « Victoria Cross » (la plus haute distinction de l'empire britannique), décernée à l'armée Australienne sur le front de l'Ouest, à Bois-Grenier secteur d'Armentières.

En effet, dans la nuit du 25 au 26 juin 1916, Jackson est l'un des 82 raiders Australiens à se lancer et entrer dans les tranchées Allemandes. Un groupe du génie fait exploser deux stocks de bombes et l'instant d'après le groupe se retire après avoir infligé beaucoup de dégâts à l'ennemi. Non sans subir quelques pertes par l'artillerie allemande, Jackson regagne ses lignes en traversant le No Man's Land et ramène un prisonnier. Puis il repart à deux reprises sous un feu intense afin d'aider deux des 13 blessés restés sur le terrain. C'est alors que son bras est soufflé par une explosion et qu'il tombe inconscient. En dépit de ses terribles blessures, il regagne ses lignes pour être sommairement soigné puis repartir en quête du Sergent et du blessé qu'il aidait. Jackson est ensuite évacué et son bras amputé.

Les troupes australiennes reviennent à Armentières fin 1916 jusqu'au printemps 1917 où elles font de nombreux raids contre les lignes ennemies, dont le « Big raid » des 24 et 25 février 1917 qui implique 840 hommes de divers bataillons.

Les soldats australiens parlent souvent avec nostalgie de leur passage à Armentières. Ils trouvaient dans la ville du réconfort dans les « boutiques » et les cafés. Les échanges étaient nombreux avec les habitants. Quelques histoires d'amour y sont nées, et plusieurs armentiéroises finirent leurs jours en Australie.

Plus d'un millier d'australiens sont inhumés dans les cimetières du secteur d'Armentières (côté France uniquement), dont 473 au cimetière de la « Cité Bonjean » où reposent aussi 453 néo-Zélandais et où se trouve un des sept mémoriaux Néo-Zélandais.

MENU
PORTAILS
RESEAUX
Vivre Armentières Tourisme Médiathèque Espace Famille Archives municipales Centenaire 14-18 Fête des Nieulles
Facebook Youtube Twitter Google plus Flickr