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Au coeur du conflit

 

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Au coeur du conflit




Les sites de la Grande Guerre dans l'Armentiérois

La Grand Place et son Beffroi

Entièrement dévastée pendant la Première Guerre mondiale, la Grand Place est réaménagée selon le plan de reconstruction de la ville, dessiné par l’architecte Louis-Marie Cordonnier. Emblème de la Reconstruction la Grand Place d’Armentières est dominée par son Beffroi classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

A voir : les aiguilles de l’horloge de l’ancien Beffroi et la place de 11h30 et les deux croix de guerre dans l’escalier d’honneur.

L’église St Vaast

C’est peut-être vers le IXesiècle et peut-être même avant que fut bâtie la première église dédiée à Saint-Vaast à Armentières, qui appartenait à l’abbaye d’Arras. L’église fut maintes fois détruite, notamment sous les bombardements de 14-18.

La nouvelle église fut inaugurée le 8 septembre 1929. Son clocher, atteignant une hauteur de 82 mètres, est le point culminant de la ville.

Outre plusieurs tableaux inscrits à l’inventaire départemental, l’église conserve le tableau « Le Christ aux outrages » de Gerrit Van Onthorst datant du début du XVIIe siècle qui est classé monument historique. Les œuvres de l’église ont pu être sauvées grâce à l’aide des Tommies durant la Première Guerre mondiale.

Le Lycée Gustave Eiffel

Un chef d’œuvre de l’architecture scolaire du XIXe siècle par Charles CHIPIEZ

Décidée par une loi de 1880, l’École Nationale Professionnelle répond aux préoccupations économiques et à la volonté de promotion sociale des républicains au pouvoir. Créée par décret du 10 mars 1882 l’École Nationale Professionnelle ouvre ses portes le 10 octobre 1887 à 91 élèves. Elle est inaugurée le 6 novembre 1887 par Mr SPULLER, ministre de l’instruction publique à l’époque.

L’école connaît de 1900 à 1914 une période de très grand développement. Les meilleurs élèves préparent l’école des arts et métiers et le recrutement dépasse la région du Nord. En 1907, l’ENP est la première de France avec 431 élèves surtout pensionnaires. Le 2 août 1914 : mobilisation générale, Monsieur Drouot, le directeur, met l’école au service de la nation du fait de l’invasion de la Belgique. Armentières se retrouve très vite dans les combats, c’est la « course à la mer ».Les ateliers fonctionnent jours et nuits : 300 professionnels y fabriquent lances grenades, périscopes et matériels divers de tranchées. Les laboratoires servent aux recherches sur les gaz asphyxiants utilisés par l’ennemi et l’on reproduit des cartes d’état major dans les salles de dessin.

Écrasée sous les obus et l’incendie aidant, il ne restera plus, à la fin de la guerre que des ruines sur l’emplacement de l’école. Les travaux de reconstruction commencèrent en 1920 et la rentrée se fait dès 1921.

A l’occasion du cinquantenaire, Mr JULIEN, sous secrétaire d’état de l’enseignement technique remet à l’école la croix de la Légion d’honneur (seuls 22 établissements en France la possèdent).

La Gare

Après la liaison ferroviaire Paris-Lille, débute, en 1845, la construction de la ligne Lille-Dunkerque et Lille-Calais, inaugurée en 1848. La Gare provisoire en place de 1848 à 1858, est construite un peu en dehors de la cité face à la rue des Nieulles, puis déplacée rue de la station ouverte en 1860, renommée rue de la gare en 1872.

Plusieurs écrivains, au hasard des événements de la Grande Guerre, ont été conduits dans la région. Parmi eux, Louis Destouches, plus connu en littérature sous le nom de Louis Ferdinand Céline. On trouve dans une de ses œuvres un texte qui relate son passage dans la région.

Le dimanche 4 octobre 1914, débarque du train, à Armentières la 7e division de cavalerie, 6e brigade composée des 11e et 12e régiments de cuirassiers. Parmi ces hommes, le Maréchal des Logis Destouches. La guerre l’avait surpris alors qu’il accomplissait son service militaire. Un régiment de cuirassiers français comportait environ 750 hommes et 35 officiers, 770 chevaux de troupe et 48 chevaux d’officiers. Les hommes sélectionnés pour leur grande taille, portaient un casque à crinière et une cuirasse, revêtus au combat d’une housse. Ils étaient armés d’un sabre et d’une carabine qualifiée « d’enfant » parce qu’elle était peu performante par rapport au fusil d’infanterie. Le 11e cuirassier avait pour mission de tenir les ponts sur la Lys à Erquinghem et Armentières, le 12e à Houplines et Frelinghien.

Les missions des différents régiments effectuées durant le mois d’octobre 1914 auront permis de stabiliser le front à l’endroit que l’on connaît aujourd’hui, juste avant Armentières entre les communes d’Houplines et Frelinghien.

Louis Ferdinand Céline raconta son expérience de la Guerre dans son roman sans doute le plus célèbre : « Voyage au Bout de la Nuit » qui obtint le prix Renaudot en 1932. Entièrement dévastée par les bombardements, la gare sera reconstruite presque à l’identique après la guerre en partie par l’entreprise Beaucamps-Laval.

L’EPSM - L’Hospice Mahieu - Les Lycées Saint Jude et Paul Hazard

Dès le début de la Première Guerre mondiale, les grands établissements sont réquisitionnés pour à la fois desservir les hôpitaux de campagne et loger les troupes

Le « Pill Box » à Houplines

Cette Casemate pour mitrailleuse était appelée « Pill Box » ( boîte à pilules) en raison de sa taille et de sa forme carrée. Elle se situait sur la ligne subsidiaire (subsidiary line) afin de résister en cas de franchissement de la première ligne par l’ennemi. Ce renfort est une des dernières constructions britanniques encore intacte sur notre territoire.

Le Chêne de Prémesques

Le Vieux Chêne et la trace des échelons de fer qui menaient à l’observatoire de Prémesques. De son passé, rien ne transparaît… La tradition orale laisse présager qu’il fut planté vers 1500. Situé dans une pâture non loin du château d’Hespel, rien ne le prédispose non plus à la gloire. Un chêne parmi tant d’autres arbres que recèlent cette contrée et ce quartier du Bois. Mais le 17 octobre 1914, le front se stabilise à Wez-Macquart après l’échec de la contre-attaque anglaise, le quartier est traversé de tranchées. Dans cette plaine dépouillée où rien ne sert de relief, la présence d’un chêne quadri centenaire est vite remarquée… les troupes l’utilisent aussitôt comme observatoire. Quand l’armistice est signé, Prémesques sort de la guerre exsangue, massivement détruite, mais le chêne du Bas-Trou subsiste. Toujours sur pied, aujourd’hui, il semble avoir avalé sous ses bourrelets d’écorce les derniers échelons de fer qui servaient à l’escalade.

Vous pourrez découvrir grâce à l’aide d’un circuit pédestre de quelques kilomètres la période des intenses combats du Leinster Regiment à Prémesques qui se déroulèrent les 18,19 et 20 octobre 1914.

La Ferme de l’Hancardrie

Actuellement maraîcher faisant partie du réseau « Bienvenue à la Ferme » de nombreux habitants vont s’y approvisionner en légumes sans savoir qu’ils entrent dans une bâtisse entièrement fortifiée. Effectivement un bunker fut construit à l’intérieur même de ce corps de ferme, de nombreux éclats de balles sont encore très visibles sur les façades.

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