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Au coeur du conflit

 

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Les monuments de la Grande Guerre dans l'Armentiérois

Le Monument aux Morts d’Armentières

Cette œuvre également de Louis-Marie Cordonnier fut inaugurée le 5 avril 1925. « A la mémoire de ses glorieux enfants morts pour la patrie pendant la guerre 1914-1918 et à celle des civils frappés dans leurs foyers par la barbarie allemande». La pyramide qui mesure 17 mètres de haut est ornée de 42 personnages sculptés par M Boutry. Trois scènes sont représentées : la mobilisation, la bataille et le retour. Le poilu à la base de la pyramide posait autrefois le pied sur l’aigle symbolique. L’emblème fut retiré par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale. A droite le génie acclame le poilu prêt à emboucher la trompette de la victoire. La déesse qui représente la ville d’Armentières dresse vers le soldat une couronne et dépose de l’autre bras une palme à la base du piédestal. Le socle comporte un réceptacle fermé par une porte en bronze doré qui abrite le livre d’or sur lequel sont inscrits les noms des 1500 victimes militaires et civiles.

Un livret retraçant l’histoire des Monuments aux morts du pays Armentiérois est disponible sur demande à l’Office de Tourisme de l'Armentiérois.

Le livre d'or des victimes est quant à lui consultable en salle de lecture des Archives municipales d'Armentières et également sur le portail des archives en version numérique.

Notes de Guerre

La République a décidé de marquer le 80e anniversaire de la victoire de 1918. Quatre commandes ont été passées, destinées à évoquer la guerre de 14-18, dans quatre villes qui en furent les victimes sur 4 départements du front. Le Nord avec Armentières, le Pas-de-Calais avec Arras, la Somme avec Soyecourt et l’Aisne avec Craonne.

Quand Christine Canetti a reçu commande de l’État en vue de réaliser une œuvre destinée à une des villes françaises martyres de la Première Guerre mondiale, en tant que femme, elle s’est demandée ce qu’avaient été les semaines, les mois, puis les années, des milliers d’Armentiéroises soumises aux affres des bombardements.

Reginald Biggs s’en est souvenu, l’épreuve passée. Soldat du 38e bataillon d’infanterie australienne, il a laissé un manuscrit sur son séjour sur le front armentiérois entre 1916 et 1917. Document dont s’est inspirée l’artiste. Ces pages où palpitent et la mort et la soif de vivre, Christine Canetti les reprend. Comme dans les « Calligrammes » d’Apollinaire (en 1918, justement), le texte devient signe et décor. Elle a imaginé construire deux livres ouverts. Tous deux en verre. Sur l’un, « des textes épars en noir et blanc expriment la guerre vue par une jeune femme en tonalité sépia, reflet du temps passé. »

Le Monument des Frères Mahieu

Les Mahieu, originaires de Lille, étaient venus s’installer à Armentières en 1749, pour y créer un commerce de toiles. En 1855, Auguste Mahieu-Delangue introduisait la filature mécanique du lin, et son fils, Auguste Mahieu-Ferry, continuant l’œuvre en 1865 portait l’entreprise à un niveau remarquable à la fin du XIXe siècle. A la mort de ce dernier, succéda son épouse née Ferry-d’Andreis qui dirigea efficacement ses établissements, mais n’eut pas le bonheur de pouvoir passer le flambeau à ses deux fils.

Le monument de bronze érigé sur un socle de granit, est l’œuvre du sculpteur lillois Hippolyte Lefebvre, membre de l’institut et prix de Rome. Il fut inauguré le 5 octobre 1924 au milieu d’un grand nombre de personnalités parmi lesquelles Madame la Générale Morgon, la mère des deux soldats. Madame Mahieu avait fait construire cette maison anéantie pendant la Première Guerre mondiale, sur des plans nouveaux pour en faire don aux œuvres de protection de l’enfance. Les armentièrois connaissaient cet établissement sous le nom de la Goutte de Lait. Puis, après avoir été le dispensaire d’hygiène maternelle en 1979, c’est aujourd’hui le service de prévention et d’action sociale du département du Nord.

Mademoiselle From Armentières

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