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Ville verte




Rue des Résistants, on replante le décor

Publié le 25 septembre, 2020
Comme l'an dernier quai de Beauvais, l'alignement de peupliers fragilisés de la rue des Résistants sera enlevé, cet automne. Des arbres mieux adaptés seront replantés.

« Ces arbres sont attaqués par un champignon qui les désèche », explique Guillaume Bailleul, le directeur du service des Espaces verts de la Mairie. D'ailleurs, les souches devront être méticuleusement rognées afin de faire disparaître totalement toute trace du parasite dans le sol. Ensuite, les jardiniers communaux s'activeront pour replanter le lieu en arbres d'essences locales comme le merisier, l'orme ou le frène. Un choix qui n'est pas le fruit du hasard.

Place à la diversité
En effet, à Armentières comme ailleurs, on n'envisage plus la présence de l'arbre en ville de la même façon qu'avant. Autrefois, les arbres à croissance rapide (comme le marronnier ou le peuplier) étaient privilégiés afin de végétaliser rapidement l'espace public, et pour des raisons pratiques on plantait souvent en enfilade. Esthétiquement monotone, cette façon de procéder avait aussi l'inconvénient de fragiliser l'ensemble, puisque un arbre malade pouvait contaminer trop facilement ses congénères tout proches. En variant les essences comme le font désormais les jardiniers de la Mairie, on évite le problème puisque les champignons ne s'attaquent pas à toutes les essences.


L'arbre en ville : un peu d'histoire

En France, c'est à partir du XVIIIe siècle que les arbres commencent à structurer le paysage du fait d’une implantation plus systématique, en bordure des grandes voies notamment. Ainsi alignés, ils étaient utilisés "à des fins d’aménagement et d’uniformisation des paysages urbains français", peut-on lire dans le cahier n°6 de L'ateiler des espaces publics de la métropole lilloise, paru en 2017. Le XXe siècle marque une rupture. En effet, les deux guerres mondiales laissent le pays exsangue. La reconstruction, guidée par un impératif de rapidité, ne fait pas des considérations paysagères une priorité. "Peu à peu, l’arbre devient l'objet d’une vision fonctionnaliste de l’espace urbain qui accorde une place de plus en plus importante à la voiture."

Mais la fin du XXe siècle voit un nouveau tournant : l’arbre est de nouveau considéré comme un élément essentiel du milieu urbain, une composante structurante du développement de la cité et pas uniquement un élément ornemental. Ses bienfaits sont désormais reconnus et promus : il est un support de biodiversité, il apporte de la fraîcheur, renouvelle l'oxygène, améliore la qualité de l'eau présente dans le sol… Il a aussi une importance sociale car il est un témoin qui jalonne la mémoire des époques...

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