Votre mairie
Expression politique - agora
novembre 2009
Armentières au coeur
Réforme territoriale, casse programmée du service public de proximité, démocratie locale en voie de disparition.
Le gouvernement et le chef de l’état veulent aller très vite ; en s’appuyant sur les propositions de la commission Balladur, la réforme des collectivités territoriales est un détricotage complet du maillage territorial de notre République, une vaste forme de charcutage antidémocratique . Une volonté : briser les poches de démocratie et de résistance à la politique libérale qu’il met en oeuvre une ambition : casser les services publics locaux. Une réalité : ouvrir en grand toutes les portes de la marchandisation du monde. Notre Président s’en prend ouvertement aux emplois publics dans les collectivités locales. Il vient de réaffirmer, malgré le malaise d’une partie de sa majorité, la suppression de la taxe professionnelle, l’écrasement des départements et la fin de leurs compétences générales ainsi que la création de grandes métropoles. Tout cela est évident. Il s’agit d’écarter le plus possible les citoyens des grands choix qui les concernent pour un pilotage d’en haut. En retirant de plus aux collectivités locales une part considérable de leurs moyens d’action, on ouvre aussi en même temps de nouveaux espaces au privé, en clair au capital. Un seul chiffre parmi beaucoup d’autres pour illustrer et comprendre mieux le pourquoi de ce qui nous guette….. 73% des investissements publics proviennent des collectivités territoriales et favorisent ainsi la constitution d’un patrimoine public qui profite donc à tous. Vous imaginez le manque à gagner pour le capital privé ?
La méthode employée est très ambitieuse. Il s’agit de mettre fin ou tout au moins d’affaiblir considérablement ce particularisme français qui, en mettant des centaines de milliers d’hommes et de femmes élu(e)s et de fonctionnaires au contact très proche des citoyens, oriente vers la satisfaction de leurs besoins une partie importante de la richesse nationale.
La démocratie locale est un frein désormais insupportable aux ambitions du capitalisme financier. Après avoir été victime des politiques de transfert de charges, notre commune et ses habitants subissent comme ailleurs les politiques de casse des services publics de proximité : la disparition du tribunal des prud’hommes en est un des derniers exemples et les politiques de restructuration de manquent pas de toucher notre hôpital. Pour autant, l’heure n’est pas à la résignation. Le succès de la votation citoyenne afin d’exiger un référendum sur la privatisation de la poste n’a laissé aucun doute sur l’attachement de nos concitoyens à leur service public postal. Il a en même temps redonné de la vitalité à la vie publique et cette démocratie participative d’un nouveau genre a réinstallé la légitimité du coté du peuple, capable d’inventer une articulation inédite entre les partis, les syndicats, les mouvements et associations, les citoyens eux-mêmes. Les grandes orientations qui conditionnent notre devenir commun réclament plus que jamais une démocratisation permanente de la République, pour que chacun puisse intervenir sur le sens et les conditions de ces choix fondamentaux.
Arnaud Marié
Armentières pour tous
Dr Jekyll et Mister Haesebroeck.
Il n’est pas facile, lorsque l’on est Maire, de réclamer à corps et à cris l’application d’un dispositif gouvernemental alors même qu’on le combat, par ailleurs, pour des raisons purement politiques. C’est toute la contradiction et l’incohérence du positionnement politique de Bernard Haesebroeck sur le dossier du travail le Dimanche. Que la position du Maire en faveur du travail le Dimanche puisse indigner les organisations syndicales, qui la jugent contraire aux idéaux de gauche, ce n’est pas le problème de l’opposition. Par contre, il appartient à l’opposition Municipale de dénoncer le double langage lorsqu’il démontre que l’intérêt général de la population Armentiéroise n’est plus défendu à Lille Métropole Communauté Urbaine (LMCU)! Ainsi, pris au piège de ses propres contradictions, Bernard Haesebroeck prend-t-il une position idéologique à LMCU en se déterminant contre le travail le Dimanche, et pragmatique au plan local en réclamant au Préfet l’intégration d’Armentières au périmètre de la zone autorisant le travail le Dimanche. Voilà un grand écart digne des plus belles chorégraphies du Bolchoï ! L’action politique et publique seraient-elles à géométrie variable ? A en juger par les agissements de Bernard Haesebroeck, nous ne pouvons que le déplorer…
Michel Plouy